EXCLUSIVITÉ — Édifiée dans la seconde moitié du XVIe siècle, cette demeure seigneuriale constitue l’un des plus beaux témoignages de l’architecture de l’Ancien Bas-Poitou. Peu modifiée au cours de son histoire, épargnée par les Guerres de Religion puis par les Guerres de Vendée, elle a conservé une remarquable unité architecturale et paysagère.
Organisé autour d’une vaste cour d’honneur bordée de dépendances, le domaine rassemble un élégant logis Renaissance remanié au XVIIe siècle, un portail monumental, d’anciennes tours défensives ainsi qu’un ensemble de communs rappelant l’importante activité agricole qui animait autrefois la propriété. Cette évolution, de la maison forte à la maison des champs, demeure parfaitement lisible.
À l’intérieur, les pièces de réception ont conservé leurs volumes d’origine. Cheminées monumentales, boiseries des XVIIe et XVIIIe siècles, plafond à la française, escalier Renaissance et nombreux éléments anciens témoignent de la qualité de cette demeure préservée.
Les jardins constituent l’un des grands attraits de la propriété. Inspirés des principes développés par Charles Estienne dans L’Agriculture et la Maison rustique, ils s’organisent en terrasses selon une composition héritée de la Renaissance. Jardin d’agrément, potager, nymphée, ancien vivier, verger, jardin de simples, bois, charmille et orangerie composent un remarquable parcours paysager où chaque espace possède sa fonction et son identité.
Disparus au cours du XXe siècle, ces jardins ont fait l’objet, depuis les années 1990, d’une restauration exemplaire. Menée avec un profond respect de l’esprit des lieux, elle a permis de retrouver les tracés historiques, de restaurer les perspectives et de redonner au domaine toute sa cohérence. L’architecture et le paysage dialoguent aujourd’hui avec une rare harmonie.
Plus qu’une demeure historique, cette propriété incarne l’art de vivre des grandes maisons des champs de la Renaissance, où l’architecture, les jardins et le paysage forment un ensemble authentique et cohérent.